On Tue, Mar 06, 2007 at 07:20:31PM +0100, anon wrote:
Tu veux mettre les drogues, toutes les drogues en accès libre mais tu ne veux pas en être la victime indirecte…
Certes, je ne veux pas être une victime de quoi que ce soit.
Mais je pense que la prohibition a surtout pour conséquence, la création de mafias internationales avec des moyens de vrais états et le pouvoir de se créer de vrais armées.
Il est illusoire de vouloir tout résoudre par des lois et des policiers. Les drogues créent nombre de problèmes, mais il ne faut pas croire que l’on peut tous les résoudre de façon aussi, apparemment, simple. Je suis même de l’avis que notre traitement répressif crée bien plus de problèmes, et même de morts, qu’un traitement médical par exemple.
Bien sûr je n’aborde même pas le problème éthique: de quel droit une communauté s’ingère dans le droit de disposer de mon corps à ma guise???
La seule chose importante, et clairement limitée, ce sont les choses que je fais subir aux autres, pas à moi même.
Ou alors, es tu pour mettre en prison ceux qui ont fait des tentatives de suicide? :)
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Mais je pense que la prohibition a surtout pour conséquence, la création de mafias internationales avec des moyens de vrais états et le pouvoir de se créer de vrais armées.
Bien d’accord avec toi. Interdire purement et simplement la fabrication, la vente, l’utilisation d’un produit, c’est d’office participer à la création de réseaux parallèles qui en profitent pour vendre de la merde en s’en mettant plein les poches.
Bien sûr je n’aborde même pas le problème éthique : de quel droit une communauté s’ingère dans le droit de disposer de mon corps à ma guise???
Je ne peux qu’applaudir cette remarque et faire remarquer qu’on rejoint ici le problème de l’euthanasie ou du suicide.
C’est la liberté de tout un chacun de choisir ce qu’il fait de son corps en conscience. Mourir, le détruire à petit feu par l’usage de la drogue, du tabac ou de la malbouffe, le préserver, choisir la fin plutôt que la souffrance, l’entretenir, le regarder, prendre le risque de ne pas mettre sa ceinture…
On autorise les gens à bouffer de la merde, voire même on les encourage en ne les informant pas mais par contre, sous prétexte d’une sacralisation de la vie humaine et du corps humain, on l’oblige à arrêter de fumer ou de se droguer, tout en entretenant un lobby officiel ou parallèle selon les cas.
La société n’a pas à décider de ce que j’ai le droit de faire ou de ne pas faire de mon corps. C’est le seul terrain où je peux et où j’ai le droit d’exprimer ma liberté complétement et totalement.
Par contre, ma liberté s’arrète au moment où elle interagit avec autrui et là, intervient le respect de l’autre.
La seule chose importante, et clairement limitée, ce sont les choses que je fais subir aux autres, pas à moi même.
Le problème de cette loi, c’est qu’on ait été obligé d’en passer par là. Il est complétement idiot qu’on soit obligé de faire le gendarme auprès du tout un chacun pour le rappeler qu’ils ne sont pas seuls et que c’est certes leur liberté de fumer mais qu’il ne faut pas que leur liberté entrave autrui.
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Bien sûr je n’aborde même pas le problème éthique : de quel droit une communauté s’ingère dans le droit de disposer de mon corps à ma guise???
Je ne peux qu’applaudir cette remarque et faire remarquer qu’on rejoint ici le problème de l’euthanasie ou du suicide.
On rejoint également le problème de la contraception et de l’avortement. Le corps appartient uniquement à son occupant et non à la société, au mari, à la science, à autrui.
Mais là, je m’égare et je m’éloigne du sujet initial. Encore que?? Qui sait?
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